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English Version

Der Globusfreund 51/52 (2005, für 2003/2004)

Summaries / Resumés

 

Elector John Frederick of Saxony and Johannes Schöner, Astronomer and Mathematician: the Globe Pair of 1533/1534 at Weimar

Sven Hauschke

Summery
On the basis of an entry in court accounts preserved at the Ernestinisches Gesamtarchiv, the globe pair located at the Herzogin Anna Amalia Bibliothek in Weimar is to be definitely attributed to Johannes Schöner. For these two globes, the astronomer and mathematician Schöner, resident in Nuremberg from 1526 onwards, received 100 florins by Elector John Frederick of Saxony. This considerable and symbolic sum of money can also be accounted for by two explanatory texts on the two globes published in 1533, which Schöner had dedicated to John Frederick. The Elector of Saxony was a scientifically interested, demanding patron. The library at his Wittenberg palace, enlarged by Georg Spalatin, was among the leading ones of that era, certainly with respect to mathematics, geography and astronomy. Further evidence comes from a stock list of the Elector’s library, also preserved in Weimar, which mentions Schöner’s two explanatory texts. The Elector’s library concentrated on cosmographic books. The two globes, which embodied the latest scientific advances of that time, were, according to another source, kept in the Elector’s library at Wittemberg palace. They are to be seen as visual evidence of geography and astronomy and as practical demonstration objects for the cosmographic texts kept in the library.

Résumé
Grâce à une facture retrouvée dans les archives générales ernestiniennes (Ernestinisches Gesamtarchiv), la paire de globes conservée dans la bibliothèque Duchesse Anna Amalia (Herzogin Anna Amalia Bibliothek) à Weimar peut enfin être attribuée à Johannes Schöner. L’astronome et mathématicien résidant à partir de 1526 à Nuremberg avait reçu pour ces deux globes 100 florins de Johann Friedrich de Saxe. Cette somme importante et symbolique s’explique par le fait que Schöner avait dédié à Johann Friedrich deux écrits explicatifs apparus en 1533. L’électeur fut un commanditaire intéressé et exigeant. La bibliothèque du château de Wittenberg, élargie avec l’aide de Georg Spalatin, figurait en matière de mathématique, géographie et astronomie parmi les plus importantes de son époque. Un inventaire de la bibliothèque d’électeur où sont listés les deux écrits de Schöner, se révèle également comme instructif. Les livres cosmographiques en constituent un point fort. Les globes à la hauteur des derniers développements de la science avaient été, selon une autre source, conservés dans la bibliothèque du château de Wittenberg. Ils peuvent être considérés comme témoignages visuels de la géographie et de l’astronomie et comme objets représentatifs des écrits cosmographiques de la bibliothèque.

 

The Celestial Globe of Jacobus Rabus (1522-1581)

Günther Oestmann

Summary
The widely unknown pastor Jacob Rabus (1522-1581), active at Memmingen and Monheim, also produced astronomical instruments, of which three examples, namely two quadrants and one celestial globe, have been preserved. The constellations depicted on this globe, which was part of the Fürstlich Oettingen-Wallerstein Collections at Harburg castle and which was sold in 1995, took the celestial maps of Albrecht Dürer (1471-1528) as a model.

Résumé
Jacob Rabus (1522-1581), prêtre peu connu, actif à Memmingen et à Monheim, fut aussi le fabricant d’instruments astronomiques, dont trois ont pu être conservés : deux quadrants et un globe céleste. Les constellations sur le globe, qui se trouva jadis dans la collection princière d’Oettingen-Wallerstein au château d’Harbourg et qui fut vendu en 1995, furent conçues suivant le modèle des cartes stellaires d’Albrecht Dürer (1471-1528).

 

Johann Baptist Homann’s “Geographische Universal-Zeig und Schlaguhr” and the small globes of Sichelbarth and Dopelmayr: important components of 18th-century astronomical clocks

Wolfram Dolz

Summary
The 300th anniversary of the founding of the Nuremberg map publishing house of Johann Baptist Homann (1664-1724) is a good opportunity for discussing the globes produced by Homann and by Johann Gabriel Doppelmayr (1677-1750). Our main interest, however, are not their well-known free-standing globes, but those incorporated into 18th-century clocks and planetary machines: objects that have often been overlooked by map historians and globe connoisseurs. The Renaissance brought forth a number of outstanding globes in the context of mechanical models of the universe: among them are the planetary orbital clocks in Kassel (1561) and Dresden (1568) by Eberhard Baldewein, Hans Bucher and Hermann Diepel, as well as Philipp Imsser’s astronomical clock (1555) in Vienna. Numerous models of the cosmos were built during the Enlightenment, and the monastic orders offered a setting in which theologians with mathematical or mechanical talent could pursue their interests. Homann’s Geographische Universal- Zeig und Schlaguhr (1705) provided the basis for a series of similar globe clocks. Foremost among those who further developed Homann’s ideas was the Jesuit priest Johannes Klein (1684-1762) in Prague. Klein’s clocks as well as the planetary models following the tradition of the southern German Lutheran pastor Philipp Mathäus Hahn (1739-90) are presented.

Résumé
La fondation de l’édition de cartes de Johann Baptist Homann (1664-1724) il y a 300 ans à Nuremberg est une occasion opportune pour s’intéresser aux globes de Homann et de Johann Gabriel Doppelmayr (1677-1750). Pourtant ce ne sont pas les globes connus pièces uniques qui doivent être au centre de l’exposé, mais les globes représentant des éléments importants des horloges et des machines du monde du 18ème siècle, qui passent souvent inaperçus chez les historiens de cartes et les connaisseurs de globes. Déjà à l’époque de la renaissance, il existe d’excellents certificats de globes dans le contexte des modèles mécaniques du monde. On rappelle les horloges planétaires à Kassel et à Dresden d’Eberhard Baldewein, de Hans Bucher et de Hermann Diepel des années 1561 et 1568 ainsi que l’horloge artistique astronomique de Philipp Imsser de 1555 qui se trouve à Vienne. Une nouvelle atmosphère de renouveau des sciences naturelles pris place au siècle des Lumières (18ème siècle) quand de nombreux modèles cosmiques furent créés. Au sein des ordres monastiques purent s’épanouir les théologiens aux talents mathématiques et de mécanique de précision. Avec son horloge sonnante géographique universelle datée de 1705, Homann fournit le modèle pour une série d’horloges à globes similaires. C’est en particulier le père Jésuite Johannes Klein (1684-1762) de Prag qui saisit l’idée pour la développer. Ses horloges et les modèles du monde du prêtre protestant de Württemberg Philipp Mathäus Hahn (1739-1790) et de ses élèves seront présentés dans l’exposé.

 

Mid-16th century traditions in globe making: a comparative study on the Valks, Didier Robert de Vaugondy and Åkerman

Jean-François Gauvin

Summary
This short article is not meant to provide new historical facts of the careers and globe making techniques of the Valks, Didier Robert de Vaugondy and Anders Åkerman. In 1998, when I began research on these globe makers for an exhibition and a book about the globe collection (Montreal) I was struck by the shared fate of those three major figures in the history of European globe making. Also as I found out, the Valks, Robert de Vaugondy and Åkerman were the most important and influential in there respective countries during the Enleightenment, they all ended up in poverty and bankruptcy. Was this purely a historical twist of fate or are there deeply-rooted social, cultural and economic reasons common to European globe production and trade? Now that we know so much about the characteristics and particular traits of these globe makers, and also about many others of the same period, it seems to be time to put all those facts together and sketch to the general evolution of globe making in Europe, which should also cast more light on the fate of the Valks, of Robert de Vaugondy and of Åkerman. I do not suggest so much as a solution, rather I am issuing a “call of arms” aimed at specialists, to encourage them to embark on much needed comprehensive comparative studies,

Résumé
Ce court article n’a pas été composé dans le but de produire de nouvelles données historique sur la carrière et les techniques de fabrication de globes des Valks, de Vaugondy et Åkerman. Quand je débutai en 1998 une recherche sur ces fabricants de globes – recherche qui mena à la réalisation d’une exposition et d’un ouvrage pourtant sur la collection du Musée Stewart de Montréal – je fus surprise de constater le dessin similaire et quasi tragique de ces trois importants fabricants européens. En effet, bien que ceux-ci fussent parmi les plus influents de leur pays respectif durant le siècle de Lumières, ils vécurent leurs derniers jours pauvres et ruinés. Est-ce une pure coïncide historique ou serait-ce plutôt la faute de raisons sociales, culturelles et économiques particulières à la production et à la mise en marché des globes? Notre connaissance approfondie de ces fabricants, et des plus autres de la même époque, devrait permettre cette analyse plus générale, et peut-être ainsi suggérer une première explication au dessin commun de nos principaux spécialistes afin de les encourager à s’engager dans une telle (et nécessaire) étude comparative générale.

 

J. A. Brandegger, F. Schneider, J. C. Dibold, C. Garthe and W. Müller: minor German globe makers in the late 18th and early 19th centuries

Werner Kummer

Summary
During the 19th century, the German-speaking region knew not only a number of major globe publishers, but also small firms trying to do business by producing and selling terrestrial, celestial and induction globes. One of them was Joseph August Brandegger (1797-1890) at Ellwangen in Württemberg. He sold terrestrial globes of 32 cm diameter, „entwickelt und gezeichnet von C. Baur, ausgeführt in der Art. Anstalt von F. Malte“ (developed and drawn by C. Baur, executed by F. Malte in his fine arts printers), as well as “Brandegger’s Children’s Globe” and Induction Globes of his own invention. In 1843, Franz Johann Peter Schneider, born in Göttingen in 1818, produced terrestrial globes with a diameter of 13,4 cm in his lithographic printing shop at Hannoversch Münden. Of Johann Christoph Dibold (1747-1818), Prorector at the Durlach Pädagogium, we know that he produced two pairs of manuscript globes, each consisting of one terrestrial and one celestial globe, with diameters measuring 22 cm and 60 cm, respectively. Their inscriptions are French. On the smaller globes, the word “l’écrevisse” instead of “cancer” is used for the constellation and the tropic of cancer. Dr. Johann Caspar Garthe (1795-1876) at Rinteln in Hesse constructed a “Cosmoglobe” consisting of a glass sphere representing the celestial globe, with a movable terrestrial globe inside the sphere, the globe being equipped with a horizon ring. This apparatus was also to be sold in England, but Garthe’s sales agent, Dr. Wilhelm Müller, produced a similar “Cosmospherical Instrument” for which he took out a patent. Dr. Wilhelm Müller (1783-1846) came from Stade near Hamburg. After military service in the Kingdom of Hanover he was employed as librarian to the Duke of Cambridge from 1814 to 1834.

Résumé
Dans l’espace linguistique allemand du 19ième siècle n’existaient pas seulement des éditions prédominantes de globes, mais aussi de petites entreprises qui tentaient la fabrication et la distribution de globes terrestres, célestes et d’induction, comme par exemple celle d’August Brandegger (1797-1890) d’Ellwangen à Wurttemberg. Il vendait des globes terrestres de 32 cm de diamètre, «développés et signés par C. Baur, réalisés dans l’établissement artistique de F. Malte», ainsi que «le globe pour enfants de Brandegger» et les globes d’induction inventés par lui-même. Franz Johann Peter Schneider, né en 1818 à Göttingen, produisit en 1848 dans son atelier de lithographie à Hannoversch Münden des globes terrestres de 13,4 cm de diamètre. De Johann Christoph Dibold (1747-1818), Prorecteur du Pädagogium de Durlach, on connaît deux paires de globes manuscrits, comprenant chacune un globe terrestre et un globe céleste respectivement de 22 et de 60 cm de diamètre. Les inscriptions y sont en langue française. Sur les petits globes on utilisa pour la constellation et le tropique du cancer non pas le mot cancer mais le mot «écrevisse». Dr. Johann Caspar Garthe (1795-1876) de la ville de Rinteln dans le département de Hesse fabriqua un globe cosmique, composé d’une sphère en verre assemblée représentant le globe céleste avec fixé à l’intérieur un globe terrestre mouvant à horizont. L’instrument aurait dû être vendu aussi en Angleterre, mais Dr. Wilhelm Müller (1783-1846), associé de distribution de Garthe, construisit son propre «instrument cosmosphérique» similaire et le fit breveter. Dr. Wilhelm Müller, issu de Stade à Hambourg, fut après son service militaire dans le royaume de Hannover bibliothécaire chez le duc de Cambridge (1814-1834).

 

Vladimiro Valerio

Giovanni Maria Cassini’s Globe Gores – A Study of Text and Images

Summary
The prolific engraver Giovanni Maria Cassini (1741-approx. 1824) was a pupil of G. B. Piranesi and author of more than 780 copper plates, including art reproductions, urban and architectural views, and individual maps. Although he was not a geographer at all, he also played a fundamental role in spreading geographical knowledge, both in the Papal state and in the whole of Italy, as author (draftsman and engraver) of one of the most beautiful and largest geographical atlases ever produced in Italy. It was the last atlas presenting engraved gores for terrestrial and celestial globes together with map plates. The unknown author of the introduction to Cassini’s Atlas – three volumes published in Rome between 1792 and 1801 – explains in detail the use of globes and the method of constructing the gores, and he added a special sheet (not indexed) illustrating all the stages of drawing the shape of the gores. Cassini engraved the respective gores, polar caps, as well as horizon and meridian rings for the globes on twelve copper plates and added this material to his Atlas, enabling buyers to produce their own globes. The terrestrial globe, dated 1790, was completed and engraved first. The celestial globe, dated 1792, follows the star positions of the catalogue of Flamsteed updated for the year 1792.

Résumé
Giovanni Maria Cassini (1741 à environ 1824), graveur sur cuivre très productif et élève de G. B. Piranesis, créa plus de 780 gravures sur cuivre avec des représentations d’oeuvres d’art, de dessins de villes, d’architecture et de cartes géographiques. Quoiqu’il ne fût pas géographe lui-même, Cassini contribua pour une large part à la propagation du savoir géographique, aussi bien dans les états pontificaux que dans toute l’Italie. Il fut l’auteur (dessinateur et graveur sur cuivre) d’un atlas géographique qui compte parmi les plus beaux et les plus détaillés jamais créés en Italie. C’est le dernier atlas qui comprend non seulement des tableaux de carte mais aussi des gravures de bandes de globe pour le globe céleste et terrestre. Dans la préface de l’atlas de Cassini – trois volumes furent publiés à Rome entre 1792 et 1801 – l’auteur inconnu explique en détail l’utilisation des globes et l’art de construction des bandes de globe. Les étapes de construction pour le dessin des contours des bandes de globe sont représentées sur une feuille annexée (non indexée). Cassini recueillit dans son atlas 12 tableaux de gravures sur cuivre avec les bandes et les pôles ainsi que les cercles horizontaux et méridiens des deux globes, afin que les acheteurs de l’atlas puissent par eux-mêmes construire des globes. Le globe terrestre de 1790 fut achevé et gravé en premier. Le globe céleste daté de 1792 suit les positions des étoiles calculées pour l’année 1792 et indiquées dans le catalogue de Flamsteeds.

 

The Collection of Orbs, Spheres and Globes in Florence

Elly Dekker

Summary
This paper is a first impression of results obtained by the study of the collection of models of the Heavens and the Earth in the Istituto e Museo do Storia della Scienza in Florence. Special attention is given to such highlights as the oldest Islamic celestial globe of 478 AH (29 May 1085) by Ibrāhīm ibn Sacīd al-Sahlī al-Wazzān and his son Muḥammad, the rare sixteenth-century models of planetary orbs made after the orb-principle described in Georg von Peuerbach’s Theoricae novae planetarum (first printed in1472) and the Grand Ptolemaic sphere made between 1588 and 1593 by Antonio Santucci. Also a few problems encountered in cataloguing the various editions and states of the 108-cm-globes of Vincenzo Coronelli are discussed.

Résumé
Ce compte rendu est un premier résumé des résultats de recherche scientifique obtenus lors de l’étude de la collection de modèles célestes et terrestres de l’Istituto e Museo di Storia della Scienza à Florence. On y trouve des descriptions détaillées d’œuvres exceptionnelles comme par exemple du plus ancien globe céleste islamique, crée en 478 AH (29 mai 1085) par Ibrāhīm ibn Sacīd al-Sahlī al-Wazzān et par son fils Muḥammad ou bien aussi la description des rares modèles d’orbites planétaires du 16ème siècle qui reposent sur le principe des orbites planétaires décrits par Georg von Peuerbach dans sa Theoricae novae planetarum (première impression en 1472), ainsi que la description de la grande sphère de Ptolémé, fabriquée par Antonio Santucci de 1588 à 1593. Quelques problèmes de classement de certaines éditions des globes de 108 cm de Vincenzo Coronellis y sont également discutés.

 

Remarkable globes in the University Library’s map collection at Wrocław (Breslau)

Krystyna Szykuła

Summary
Two terrestrial globes are outstanding in the university library’s map collection at Wrocław (Breslau): the 7-cm pocket globe by J. Pigeon (Paris. 1717), of which, so far, only one further specimen has been documented (in the Netherlands) and the 15-cm globe by the Nuremberg company Abel-Klinger (after approximately 1851), which is the oldest known Polish-language globe. Other highlights of the collection are the gores (segments) for a 106-cm terrestrial globe by A. Henze (Leipzig, 1885-1890), as well as a series of ten terrestrial globes produced by the Australian J. Maxslow in 1995, which exemplify the Polish scholar J. Koziar’s theory that the diameter of the earth almost doubled in the course of the past 250 million years.

Résumé
Parmi les globes de la collection cartographique de la bibliothèque universitaire de Wrocław (Breslau), deux globes terrestres attirent particulièrement l’attention: le globe de poche de 7 cm de L. Pigeon (Paris, 1717), dont on a pu prouver jusqu’à aujourd’hui l’existence que d’un seul autre exemplaire (en Pays Bas), et le globe de 15 cm de l’entreprise de Nuremberg Abel Klinger (après environ 1851) qui représente le globe le plus ancien connu en langue polonaise; à noter également les bandes (segments) d’un globe terrestre de diamètre de 106 cm de A. Henze (Leipzig, 1885-1890) ainsi qu’une série de dix globes terrestres fabriqués en 1995 par l’australien J. Maxslow selon la théorie du polonais J. Koziar (suivant laquelle le diamètre de la terre aurait presque doublé dans les dernières 250 millions années).

 

Cradle Globes in the United States: A Short Overview

Carolyn Burrell

Summary
Invented in the mid 1930s by Robert Haardt, cradle globes have been manufactured and sold in the United States for over half a century. Events such as World War II created intense interest in globes, as did the increased use of air travel and new polar air routes. Cradle globes, which could be lifted free from their mountings, allowed the user to view any part of the world quickly and easily – especially the politically sensitive polar areas – making them a popular teaching tool in homes and school alike. Manufacture of cradle globes in the United States appears to have begun in the late 1930s or early 1940s. A number of prominent globe makers produced cradle models for both domestic and educational use, including Replogle, the George F. Cram Company, Denoyer-Geppert, Weber Costello, Rand McNally and A. J. Nystrom. Large numbers of cradle-mounted globes were produced from the 1940s through the 1970s. Production of cradle globes, especially for domestic use, waned during the latter quarter of the 20th century. Such globes, however, are still being successfully manufactured for educational purposes.

Résumé
Du globe tournant de Robert Haardt des années 1930 aux globes Denoyer-Geppert des années soixante-dix, l’histoire du globe basculant mène de l’invention jusqu’à la réussite de sa propagation et de son adaption. Le globe révolutionnaire de Haardt breveté en 1935 ainsi que les variations américaines à ce sujet témoignent de la validité jusqu’à nos jours du concept du globe tournant basculant. Les globes basculants se révélaient comme outils facilement utilisables et à multiples fonctions, aussi bien dans le domaine privé que dans l’instruction publique. Bien que leur popularité baissât dans le dernier quart du 20ème siècle, les globes basculants sont toujours présents dans les écoles américaines. Même s’ils ne portent plus de noms patriotiques et s’ils n’annoncent plus le début de l’aviation ou de la navigation spatiale, ils apportent aux étudiants une meilleure compréhension de notre Terre.

 

A New Tellurium Utilising Parallel Light

Jürgen Newig

Summary
Due to shortcomings observed in previously known telluria, it seemed useful to construct a new model, named “Tellurium N” by the producing company. Its main innovations are:
An illumination system consisting of a low-voltage halogen lamp and a plano-convex Fresnel lens. Thereby, a lot of the lamp’s light is are collected and made available for illuminating the terrestrial globe; the brightness of the illuminated side of the sun is several times greater than in previous models. Also, the parallel light produced by the lens resembles sunlight.
Since the lens can be moved along the arm of the lever, the focus can be adjusted in such a way that, for the first time, it is possible to demonstrate vividly the sun’s turning around at the tropics.
A horizon disc with a gnomon (shaped as a manlike figure) makes it possible to direct the pupils’ attention to a precise point on the globe, so they are able to make concrete observations with respect to that point. The length of a shadow cast at a certain time of day and during a certain season corresponds to the real situation.
The red date indicator hand combined with a telescoping axis of the earth make it easy to determine whether one is currently located in solstice or equinox position, or in any

Résumé
Vu les défauts des telluries jusqu’à présent connues, il sembla utile d’en construire un nouveau, auquel l’entreprise productrice donna le nom de «Tellurium N».
Les innovations les plus importantes du Tellurium N sont:
(a) L’installation d’éclairage, composée d’une lampe halogène de bas voltage et d’une lentille Fresnel de plan convexe. Une grande partie du faisceau lumineux peut ainsi être captée et utilisée pour l’éclairage du globe terrestre, de façon à ce que la luminosité de la partie du globe éclairée par le soleil soit nettement plus forte qu’avant. En outre cela permet de produire une lumière orientée similaire à celle du soleil.
(b) Grâce à la mobilité de la lentille sur le bras levier, il est aussi possible de trouver une position de foyer qui permet pour la première fois de représenter clairement le passage du soleil aux tropiques.
(c) Un disque d’horizon avec une figure bâton d’ombre permet d’attirer l’attention de tous les étudiants sur un certain endroit du globe et de faire des précisions concrètes sur cet endroit. La longueur d’ombre à un certain moment de la journée ou de l’année correspond à la longueur d’ombre réelle.
(d) Une aiguille rouge indiquant la date en combinaison avec une rallonge de l’axe terrestre montre de façon simple si l’on se trouve au solstice ou à l’équinoxe ou à une autre position intermédiaire quelconque.

 

Secrets of the Inner Globe

Sylvia Sumira

Summary
Anyone looking at a globe will naturally focus their attention on the visible surface and the information it displays. Occasionally they may wonder how the globe was made – but globes themselves give very few clues as to the method or the materials of manufacture. As the internal structure of a globe is hidden from view, what goes on beneath the surface layers is a mystery. Even where damage has occurred, it may not be possible to see inside. During my work as a conservator specialising in globes, I have probably seen more damaged globes than most other people and this has given me a unique opportunity to observe the secret interior of many of these objects. This paper describes the inner structure of a selection of globes from the 16th century to the 19th century.

Résumé
Si l’on examine un globe, on se concentre naturellement sur sa surface visible et sur les informations directement reconnaissables. Parfois l’observateur se pose la question de savoir comment ce globe a été fait. Les globes eux-mêmes donnent peu de renseignements sur la méthode de fabrication et sur les matériaux utilisés. La structure intérieure se trouvant sous les couches extérieures et cachée aux regards reste souvent un mystère. Même en cas d’endommagement, il est souvent impossible de jeter un regard sur l’intérieur du globe. Au cours de mon activité de restauratrice de globes j’ai sans doute vu plus de sphères abîmées que la plupart des humains et ceci me donna l’occasion unique de découvrir l’intérieur mystérieux de nombre d’entre eux. L’article décrit la structure interne de quelques exemplaires du 16ème et du 19ème siècle.

 

 

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